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Dix Le      

Dix leçons apprises en dix années d’adhésion à Toastmasters

Par Diane Lawson

Quand je me retourne sur mes premiers discours, je me félicite d’être restée dans un club Toastmasters. Ces quelques premières tentatives étaient bourrées de heu, hem, hum, de gestes parasites et de feuilles de papier bruyamment maniées. Et je parlais tellement doucement que peu de gens pouvaient m’entendre.

En 10 années de pratique Toastmasters, je me suis énormément améliorée. Voici les dix points les plus importants que j’ai appris :

1. Eliminez les pauses « audibles ». L’un des meilleurs moyen d’améliorer votre expression orale est d’éliminer tous les bruits superflus, comme les heu, ah, hum etc. En général, ils sont prononcés quand l’orateur réfléchit à ce qu’il va dire ensuite. La première étape pour s’en débarrasser est d’en prendre conscience.

Mon club se concentre tout particulièrement sur l’élimination des pauses « audibles ». Pendant les réunions, le compteur d’hésitations frappe légèrement sur la touche d’un piano jouet pour prévenir les orateurs de toute pause inutile. Cette pratique nous permet de nous rendre compte de ce que nous disons au moment même où nous le disons. Quand j’étais encore néophyte, j’étais étonnée chaque fois que j’entendais le piano. Je n’étais pas consciente d’avoir dit « heu ». Même au bout de 10 ans, il m’arrive encore de temps en temps de dire des « heu », surtout d’ailleurs lorsque je n’ai pas participé régulièrement à mes réunions Toastmasters.

Ce genre de pauses « audibles » est perturbant, agaçant et vous fait paraître peu sûr de vous. Plus vous vous êtes préparé, mieux vous possédez votre discours et moins vous ferez de pauses « audibles ».

2. Débarrassez-vous de vos gestes parasites. Lorsqu’un orateur n’arrête pas d’agiter les mains mécaniquement, je me mets à regarder ses mains et j’ai beaucoup de mal à écouter ce qu’il raconte. La meilleure façon de savoir si vous faites des gestes parasites est de vous enregistrer avec un magnétoscope pendant que vous prononcez un discours. Et c’est encore plus utile si vous regardez l’enregistrement en accéléré : vous pourrez voir si vous répétez encore et toujours les mêmes mouvements.

La première fois que je me suis regardée, j’ai découvert que je n’arrêtais pas d’ouvrir et de fermer nerveusement la main dès que mon bras pendait sur le côté. Je ne m’étais jamais rendu compte que je faisais ça ! Et quand je regardais cette vidéo, je ne voyais plus que ma main !

J’ai un autre tic nerveux : je ne cesse de repousser une mèche de cheveux qui me tombe sur l’œil. D’autres tripotent leurs lunettes ou leurs bijoux. Pour vous débarrasser de ces mouvements gênants, demandez aux autres de vous surveiller dans ce domaine et faites-y vous-même très attention.

«  Ce qui peut vous arriver de pire, c’est de faire des erreurs dont vous tirerez la leçon. »

3. N’attirez pas l’attention sur vos notes. Si vous avez des papiers devant vous pendant que vous faites un discours, moins votre auditoire les voit, mieux c’est. N’agrafez jamais vos notes ensemble. Quand vous avez fini une page, faites-la glisser à gauche sur le pupitre, ne tournez pas les pages ! Si vous faites cette manipulation sans bruit, l’auditoire peut ne pas se rendre compte que vous avez des notes. A mes débuts, j’étais tellement nerveuse que je froissais bruyamment mes notes. Plus j’acquérais d’expérience, moins j’avais besoin de notes et maintenant il est très rares que j’en utilise. Si toutefois c’est le cas, je fais en sorte que personne ne s’en aperçoive.

4. Adaptez le volume de votre voix à la taille de la salle. Voici pour moi le conseil le plus difficile à suivre. Naturellement, j’ai une voix douce et bien souvent, les gens ne m’entendent pas. La seule façon pour moi de savoir si je parle assez fort est de demander à quelqu’un de me le dire. Dans la mesure où mes clubs Toastmasters se réunissent dans des salles qui ont approximativement la même taille, j’ai appris à parler suffisamment fort pour qu’on puisse m’entendre dans ce type de salle. Les choses se compliquent dès que je dois parler dans une plus grande salle, ou avec un micro.

Ce qui m’aide, dans ce cas, c’est d’arriver en avance sur les lieux et de demander à quelqu’un en qui j’ai confiance d’aller se poster au fond de la salle pour me dire si elle/il m’entend. Cette personne peut aussi rester au fond de la salle pendant ma prestation afin de me faire savoir par des gestes convenus si je parle assez fort ou non.

Un jour, j’ai demandé à mon mari de s’asseoir au fond d’une très grande salle avec pour instruction de lever le pouce en l’air chaque fois que je devrais parler plus fort. Le système aurait fonctionné si j’avais pensé à regarder régulièrement si son pouce était levé ou non ! Il m’a dit qu’il avait gardé le pouce levé pendant toute la durée de mon discours sans que je daigne le regarder une seule fois !

 

 

5. Exercez-vous à prononcer votre discours dans le temps imparti. A la maison, ayez toujours une horloge ou une montre devant vous pendant que vous répétez. Dans certains clubs, l’auditoire a le droit d’interrompre un orateur dont le discours dure trop longtemps. C’est une expérience très désagréable pour l’orateur aussi bien que pour son public. Mais c’est encore pire lorsque l’orateur rate un concours pour avoir dépassé le temps imparti.

Pendant un discours humoristique, sachez que plus l’auditoire est nombreux, plus il rira souvent et longtemps, et plus ces rires prendront de temps. J’ai perdu deux concours de discours humoristique pour avoir dépassé mon  temps. Quand je répétais à la maison, mes discours dépassaient rarement 4 minutes ! Et à ma grande stupeur, aux concours de division et de district, ces mêmes discours ont dépassé les sept minutes et trente secondes. Pourquoi ai-je dépassé mon temps ? Pas seulement parce que les gens riaient, non, mais surtout parce que j’ai passé trop de temps sans parler, à savourer leurs rires et à leur faire du charme !

Il est extrêmement difficile de juger combien de temps l’auditoire va rire, c’est pourquoi il faut surveiller attentivement les signaux lumineux et adapter votre discours en conséquence. J’ai vu un orateur enlever sa propre montre et savoir malgré tout exactement où il en était avant même de voir les signaux lumineux. Cette méthode a fonctionné pour lui et il n’a pas dépassé son temps.

6. Ne vous excusez jamais. Quand un orateur commence un discours en s’excusant d’être un néophyte ou de ne pas s’être suffisamment préparé, il est bien mal parti. Dans un monde idéal, oui, l’orateur devrait toujours être parfaitement prêt… si ce n’est pas le cas, il doit éviter de prévenir son public qu’il va entendre un piètre discours. Un des membres de mon club a l’habitude de dire : « Toastmasters signifie que vous ne devez jamais dire que vous êtes désolé. »

7. Inscrivez-vous à des concours. La façon la plus rapide de progresser est probablement de participer à des concours.  Personnellement, j’ai davantage appris grâce aux compétitions qu’à travers toutes mes autres activités Toastmasters, parce que cela me donne la possibilité d’observer les autres concurrents. Quand quelqu’un gagne,  je trouve toujours dans sa prestation quelque chose à imiter. Et quand quelqu’un perd, je vois ce qu’il faut éviter.

8. Arrivez en avance lorsque vous devez parler. Vous serez plus détendu si vous savez que vous êtes à l’heure et que la salle est à votre convenance. Un jour, étant en retard pour aller à une réunion de mon club, je conduisis à toute allure, entrai en courant dans la salle, en sueur et l’adrénaline à son plus haut point. Comme je n’avais pas eu le temps de me calmer, je produisis un piètre discours.

Si vous devez utiliser un micro, testez-le à l’avance afin de vous y habituer et de bien savoir vous en servir. Demandez si vous devez rester dans un espace défini pour éviter tout effet Larsen avec le micro. Il est vous conseillé de vous approprier l’espace en faisant quelques pas avec le micro pour vérifier s’il y a de l’écho ou des coupures indésirables.

9. Pour vous entraîner, lisez plusieurs fois votre texte à haute voix. Vérifiez dans un dictionnaire la prononciation des mots dont vous n’êtes pas certain. Faites en sorte que votre lecture se déroule sans à-coups : entraînez-vous à lire la première partie d’une phrase, à regarder le public pour établir un contact visuel, puis à revenir au texte etc.

10. Prenez plaisir à ce que vous faites ! N’oubliez pas que Toastmasters vous offre l’endroit le plus sûr pour apprendre. Alors essayez de maîtriser votre nervosité avant de commencer à parler : inspirez profondément, expirez, détendez-vous et faites de votre mieux. Les membres de votre club n’ont qu’un souhait : que vous réussissiez !

Ce qui peut vous arriver de pire, c’est de faire des erreurs dont vous tirerez des leçons utiles. Souvenez-vous : la meilleure façon de faire plaisir à votre auditoire est de prendre plaisir à prononcer votre discours. Si vous vous amusez, vos auditeurs en feront autant ! Diane Lawson, ATMS, est membre du club Heartland à Topeka, au Texas.

 

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